L'histoire :
Alors qu’il lit tranquillement un livre de sortilèges dans le Sanctuaire Sacré, Strange est interrompu par un grand vacarme et, chose plus étonnante encore, Wong semble en colère. Pour aller plus vite, il ouvre un portail, fait un peu d’humour comme à son habitude mais a la mauvaise surprise de croiser… Hulk ! Visiblement, le Colosse de Jade semble en colère et hors de lui. À toutes les questions que lui pose le Sorcier Suprême, le monstre gigantesque n’a qu’une réponse : « Hulk écrase ! » Wong n’arrive pas non plus à trouver d’explications à cette attaque soudaine. Plus qu’une solution : utiliser la magie pour le déstabiliser et espérer calmer sa rage. L’effet ne dure que quelques secondes et Hulk se jette sur eux et ses gros poings écrasent le sol. Wong pense qu’il faut découvrir ce aui l’a rendu aussi fou de rage. Pour enquêter, Strange décide d’utiliser son enveloppe astrale. Il en appelle alors à la puissance d’Oshtur pour qu’il lui dévoile qu’un super vilain est derrière tout ce désordre…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Sans mauvais jeu de mot, Hulk en a vu des vertes et des pas mûres ces derniers temps er pourtant, titiller le colosse de Jade est presque du suicide. Ryan North reprend le personnage le plus enragé de Marvel pour aller encore plus loin dans la vision du monstre qui perd tout contrôle. Il reprend l’expression « Hulk smashe » pour aller jusqu’au bout du concept. A travers une idée plutôt habile de manipulation (même si ce n’est pas la première fois que Hulk est le jouet de super vilains), le point de départ est prétexte à balader Hulk dans le temps et l’espace pour le faire enrager de plus en plus et de plus en plus fort ! Archi bourrin donc d’autant que faire de Hulk un personnage principal n’est pas gage de grand dialogue « Hulk écrase tout! ». Même si le scénario devient vite répétitif, North y met une énergie (et une rage) communicative et on se prend au jeu en se demandant quelle chose Hulk va détruire. Et bien sûr dans ce genre de récit, c’est toujours plus jusqu’à atteindre le paroxysme. Quelle énergie se dégage du dessin de l’Italien Vincenzo Carratù, peignant un Hulk musculeux, bourré de veines et de colère non contenue. Devant un tel déchaînement de violence, on n’a plus qu’à s’écraser…