L'histoire :
Le Reprisal a réussi à immobiliser le vaisseau portugais, la Gaviota, grâce à un tir de canon qui a détruit le mât d’artimon. Une nouvelle salve des dix-huit canons du bateau anglais a suffi pour paralyser l’ennemi. L’abordage est lancé ! Solomon Kane participe à l’assaut, au milieu d’hommes qui se battent comme des beaux diables et des chiens enragés. Pendant qu’il guerroie, le Puritain s’interroge : il a beau être mandaté par l’Angleterre, piller un navire ennemi et massacrer ses gens reste de la piraterie. C’est bien sûr une question de religion puisque le Roi est à la solde du Grand Inquisiteur, ennemi de la Couronne. Cependant, cela arrange bien l’Angleterre de récupérer les richesses des bateaux attaqués comme les épices des Indes orientales, le sucre des Amériques, l’or d’Afrique et les escales. Pour éviter au maximum le carnage, Kane recherche le capitaine ennemi. S’il se rend, ils pourront éviter de saborder le bateau. Il parvient à le trouver mais il est obligé de l’abattre pour sauver sa vie. L’homme n’est en fait pas le capitaine et il possède un bien étrange objet…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Solomon Kane débarque chez Panini Comics avec ce titre en forme de one shot de Patrick Zircher. Le fameux personnage de Robert E. Howard, moins populaire que Conan le Barbare, trouve ici son adaptation idéale. En lisant ce comics, la qualité de la plume de Zircher, sa capacité à détailler l’intrigue et son souffle épique, on a même du mal à croire que l’auteur ait inventé lui-même ce récit sans reprendre les textes de Howard tant le style ressemble à celui du maître. Tout est réuni pour une aventure haut de gamme : une intrigue complexe et qui se dévoile petit à petit, un voyage de tous les dangers, une femme et un trésor qui font tourner la tête… D’autres thématiques chères à Howard se retrouvent ici et on a même un pont incroyable et très bien amené avec Conan à travers la figure démoniaque du dieu Set, le fameux ennemi mortel du Cimmérien. On est littéralement bluffé par la qualité de l’écriture qui mime à la perfection celle de Howard, que ce soit dans le détail minutieux d’une intrigue faite de réalisme et de chimères que dans les réflexions fortes et profondes. Kane n’a aussi rien à envier à Conan, étant lui-même plus profond et mystérieux. Du très grand spectacle donc avec en plus un graphisme haut de gamme. Zircher est aussi doué à l’écrit qu’au dessin avec un style racé, aux détails fins et aux personnages sculptés. L’anneau-serpent a resssssuscité le Puritain !