L'histoire :
Au palais de Jabba le Hut, à Tatooine, le Capitaine Vaclav est en fâcheuse posture. Suspendu par les pieds, il s’apprête à être jeté dans la fosse, où il sera dévoré par le sinistre Rancor. Pour sauver sa vie, Vaclav annonce à Jabba qu’il a quelque chose à lui donner qui pourrait l’intéresser : lui raconter des histoires de la Bordure Extérieure. Le Hutt ne semble pas vraiment motivé à cette idée mais le capitaine joue son va tout et commence à expliquer le récit étrange du général Kazameer. C’était dans le temps de la Guerre des Clones et le Hassarian combattait aux côtés des Séparatistes. Un jour, sa situation était critique car des Jedis ont percé leur ligne. Face à de tels combattants, il n’y a plus qu’une chose à faire dans ces cas là : la fuite ! Il ordonne aux droides de se battre jusqu’au bout mais le commandant robot ne comprend pas pourquoi le général les abandonne. Il se réfugie alors dans la citadelle d’Andon alors qu’il ignore que ce lieu est hanté par un mort en colère...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Associer Star Wars au genre horrifique ? L’idée avait déjà été faite dans Les contes du château. Ici, le recueil de plus de 200 pages présentent plusieurs parties. On commence fort avec une réécriture extrêmement habile des Contes des Mille et Nuits où le sultan devient Jabba qui s’apprête à tuer un personnage de la pègre qui essaie de survivre en lui racontant des histoires. Le principe de récits enchâssés se retrouve dans plusieurs parties, notamment celle où un équipage doit affronter un terrible monstre, façon Alien. Chaque partie est surprenante et adopte plusieurs points de vue différents comme cette histoire étonnante où l’amiral Tarkin est assailli par des cauchemars. Le lien entre ces scènettes est l’art de faire peur avec un soupçon de cruauté. Star Wars surfe sur les Contes de la Crypte et ça fonctionne plutôt bien ! La deuxième partie du volume est consacrée à une histoire unique qui met en scène la Nocturnale qui va hanter des générations de personnages connus de la firme. Malin au départ, le récit devient petit à petit un peu répétitif même s’il est très bien mené. Le graphisme est très inégal suivant les dessinateurs. On adore toutefois le trait psychédélique de Vincenzo Riccardi. Star Wars et l’horreur, ça matche !