L'histoire :
Dix Royaumes nichés dans la réalité : Asgard est le Royaume d’or. La vie y est paisible mais Sif, depuis qu’elle remplace Heimdall, doit surveiller le passage même si le pont arc-en-ciel est brisé. Thor vient lui rendre visite et semble heureux et détendu. Même si Mjolnir a été abîmé, il tient à garder espoir et est sûr de sa force de Roi. C’est alors qu’il décide d’invoquer les portes du Tonnerre pour redonner vie à son fidèle marteau. La foudre cosmique s’abat sur le super-héros et, petit à petit, le marteau retrouve son éclat d’antan et les brisures s’effacent comme par miracle. Sif n’aime pas trop cette intervention divine car elle inverse la roue du destin mais Thor n’est guère inquiet. Pourtant, il n’a pas le temps de se réjouir. Au Royaume des Ases, le territoire n’est plus doré mais argenté. Les Géants des Glace mènent de nombreux assauts. Il est temps que le Dieu Tonnerre intervienne…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Al Ewing enchaîne les projets chez Marvel et après son fameux Immortal Hulk, voici… Immortal Thor ! Gros volume que voilà qui va avec un ambitieux run. En plusieurs parties, les aventures de Thor ne manquent pas de rocambolesque, alliant mythologie, légende et… quelque chose d’indéfinissable. La première partie dépeint un terrible ennemi, Toranos mais aussi un double maléfique de Thor et de Loki. Épique et spectaculaire, cet épisode est également complexe et parfois difficile à suivre tant Ewing pousse loin la narration et le cosmique. On sent une volonté d’être original à tout prix et la suite finit par nous perdre définitivement. Imaginez plutôt : un monstre à tête de Minotaure à racheter les droits de Marvel pour posséder les comics de Thor et contrôler le Dieu Tonnerre… Et ce n’est pas tout puisqu’on a ensuite le fameux comics alternatif, parodie grinçante de l’industrie en plein run qui joue la carte du classique super-héros. Même si c’est l’Enchanteresse qui est derrière cette diablerie, on a quand même beaucoup de mal à suivre et à apprécier ces passages osés et un peu trop barrés. Dommage car les dessins des différents artistes donnaient un peu de grandiloquence au scénario et à un Thor plus majestueux que jamais. Malgré également les superbes couvertures d’Alex Ross, ce nouveau Immortal est un peu une tempête dans un verre d’eau…