L'histoire :
La fusée se précipite pour s’éloigner le plus vite possible de Krypton. Les jours passent et le voyage à travers l’espace pour trouver une nouvelle planète est interminable. Heureusement, Kal-El est occupé par la voix de la machine Sol qui le guide depuis son plus jeune âge. Il y a tout de même la douleur d’avoir perdu ses parents, insupportable et profonde. Dix sept mois après son départ, Kal-El n’a toujours rien trouvé. Il ne s’alimente plus beaucoup et la machine s’inquiète. Cependant, une bonne nouvelle arrive : un immense soleil jaune apparaît puis le vaisseau tombe à toute vitesse sur une nouvelle planète ! Pendant ce temps là, les Kent discutent pendant qu’ils s’occupent du blé. Jonathan n’en démord pas : ils doivent s’opposer à Lazarus, d’une façon ou d’une autre. Martha se montre néanmoins plus prudente : c’est toujours un risque de lutter contre une machinerie aussi puissante et il leur faudrait de l’aide car à deux, ils ne peuvent rien. C’est à ce moment que s’écrase le vaisseau, juste à côté de la ferme. Kal-El en sort, le corps recouverte de flammes. Médusés, les Kent regardent, inquiets, ce phénomène étrange. Quand Martha voit le jeune extra-terrestre, elle compte que c’est le ciel qui l’envoie…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Suite du projet Absolute qui revisite les grands personnages DC. On avait hâte de continuer la lecture du superbe premier tome de Jason Aaron avec une sorte d’anticipation inquiétante et apocalyptique, sous fond de révolte politique. Malheureusement, le deuxième tome nous perd rapidement tant le récit bascule petit à petit dans l’action à tout va et les surprises un peu trop particulières. On peut louer malgré tout l’audace du projet et le détournement de plusieurs personnages, notamment certains tout droits issus de Gotham. On adore aussi le visuel de Kal-El, magnifiquement représenté par Rafa Sandoval et Carmine Di Giandomenico. Le problème, c’est qu’ici, on démarre d’un background novateur et original pour glisser petit à petit dans un pur comics de super-héros classique avec de l’action et des combats à n’en plus finir. Cela devient plus décérébré que si Brainiac (représenté de façon vraiment terrifiante) avait utilisé son pouvoir mental et en plus, c’est long er fastidieux parfois à lire. Dommage car côté dessins, on en prend plein les mirettes avec un style futuriste sombre et des couleurs chatoyantes, notamment la cape Sol qui prend quasiment vie. Absolute Superman évolue finalement comme une mauvaise Surprise !