L'histoire :
Peter Cavanaugh présente son émission régulière « Street Beat » et il a un invité de marque : le commissaire James Gordon. Cela tombe bien car en ce moment, Gotham va plus mal que jamais. Il cherche à savoir pourquoi le crime est aussi élevé dans la ville et que peut faire la police contre ces recrudescences de violence. La vraie question, c’est l’identité de ce Bat-Man. Évidemment, le commissaire ne sait rien sur ce mystérieux individu costumé mais y aurait-il un moyen de l’appeler à l’aide. Gordon répond qu’il ne le connait pas et qu’il n’a aucun moyen de le contacter. La police doit avancer elle-même et résoudre cette affaire de meurtres sordides qui a touché des innocents : le premier a été attaché à une hélice d’hélicoptère et le deuxième noyé à une ancre alors qu’une femme a été jetée d’une montgolfière. Le commissaire tente de rassurer tout le monde car il est persuadé que la police va trouver le fin mot de l’histoire mais en attendant, le criminel court toujours. Il se prépare d’ailleurs à faire une nouvelle victime. Robby Fishman, un homme bien qui aide à faire la soupe populaire. Alors qu’il rentre chez lui, un individu avec une cagoule de bourreau le saisit et l’empêche crier. Il l’attache à une grosse cloche et il compte donner un nouveau signal à la vie en faisant sonner le tocsin !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Voici la suite du projet Bat -Man qui plonge Gotham dans les années 1930, soit les années où le personnage fictif est apparu pour la première fois dans la réalité ! Dan Jurgens joue habilement de la carte du passé historique aven audacieux parallèle entre l’histoire de la guerre et le nouveau super vilain que va affronter Bat-Man. Une autre surprise de taille vous attend puisque Jurgens reprend une vieille thématique du Batverse pour en proposer encore quelque chose de novateur et d’original. Pour le reste, c’est du grand classique avec un Batman en prise avec un dangereux super vilain et une inquiétante angoisse sourde qui plane sur Gotham. Le scénario est habile et tout se lit et se dévore tant l’ensemble est fluide et bien écrit. Dommage que quelques dialogues soient aussi familiers mais malgré tout, le récit est de qualité et constitue un bel hommage à de nombreuses thématiques associées au Chevalier Noir. Le dessin de Mike Perkins joue toujours sur ce côté rétro délicieux avec un Bruce Wayne qui ressemble à Grégory Peck et Julie à Rita Hayworth. Les visages sont beaux et expressifs mais les super héros set leur corps sont un peu déformés et parfois ridicules. Un second tome convaincant !
