L'histoire :
A l’hôpital, les infirmières discutent de l’actualité du moment. Elles ne voient pas une jeune femme afro-américaine se rapprocher lentement en rasant les murs. Quand elle leur fait face, tout le monde est surpris et remarque avec horreur la traînée de sang derrière elle. Leslie Thompkins s’occupe de la blessée mais elle a aussi besoin de son nom. Cependant, l’inconnue ne dit qu’une chose : « Pas mon bébé ». Pendant ce temps, des bandits se réunissent pour un nouveau deal. Depuis l’année dernière, le crime organisé a considérablement augmenté et Batman a du pain sur la planche. Ici, il s’agit de Jamal, un petit trafiquant minable qui avait « décroché » suite à des problème de justice. Il semblerait qu’il n’ait pas totalement décroché et le voilà de retour sur des affaires de plus grande envergure. Ce n’est certainement pas Jamal qui a financé cette opération. Alors, si ce n’est pas lui, qui est derrière ce nouveau coup ? Batman est prêt à intervenir et tous les malfrats sont rapidement neutralisés ou en fuite. Il n’a pas vraiment le temps d’enquêter plus avant car il reçoit un appel téléphonique. Leslie a besoin de lui à l’hôpital de toute urgence…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Batman War Games ne s’arrêtait pas à la réédition de cet épais premier tome. Voici en effet une réédition de la suite parue en 2005, War Crimes. Sur le même modèle que la série précédente, Gotham se retrouve pris entre plusieurs feux et Batman et son équipe doivent faire feu de tout bois. Les différents scénaristes jouent la carte du spectaculaire à fond et de l’action à tout va. Ce que l’on perd en originalité, on le gagne en intensité et la guerre totale devient un chaos impressionnant. La bonne idée est d’intégrer un méchant particulièrement retors qui hantera toute la série. Son intelligence suprême va donner lieu à des machinations tordues, des trahisons terribles et des coups d’éclat sanglants. Il faudra s’attendre, dans un contexte aussi dur, à découvrir le pire. Personne ne peut être épargné dans cette crise apocalyptique. Les scénaristes n’hésitent pas à rendre Batman plus sombre et à le placer dans des situations quasi insupportables. Dommage néanmoins que la résolution d’une intrigue aussi démesurée et ambitieuse se fasse aussi rapidement er de façon aussi plate et prévisible. Les différents dessinateurs livrent des copies inégales mais on adore découvrir les différentes covers sombres de Jock. Redécouvrez une guerre des nerfs.