L'histoire :
Le Scorpion est un séduisant aventurier. Erudit archéologue, il se sert de sa science et de son goût de l’aventure pour marchander au prix fort des ossements, reliques de saints, aux riches familles oisives de Rome, au milieu du XIXème siècle. Tout serait facile pour lui si le terrible cardinal Trebaldi, gardien de la doctrine de la foi, n’avait signé, pour des raisons mystérieuses, son arrêt de mort. Pour sauver sa vie, Le Scorpion, accompagné de son ami Hussard, va se lancer dans des aventures toutes plus mystérieuses les unes que les autres, pourchassé par le cardinal et certaines des 9 familles qui, au Vème siècle, se sont liguées dans le secret pour dominer le monde romain. Les diaboliques moines guerriers de Trebaldi aux trousses, il va devoir aussi composer avec la redoutable égyptienne Mejaï, qui a juré sa perte… De Rome, on le suivra jusqu’en Cappadoce turque, sur les traces de la croix de Saint-Pierre.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Le Scorpion est un héros complet. Beau, charismatique, à la fois présomptueux et un peu misogyne, mais aussi malin, érudit, sage. C’est tout à la fois Scaramouche, Fanfan la tulipe et Indiana Jones. Car oui, Scorpion est un peu archéologue, aventurier et pilleur de tombes, comme le bel Indy. C’est une excellente nouvelle que Dargaud sorte cette intégrale. Les chanceux qui n’auraient pas déjà lu la série vont pouvoir dévorer ces deux tomes, sans la boule au ventre des primo-lecteurs avides de suivre cette aventure à multiples rebondissements et qui devaient, chaque fois, attendre un an le nouvel opus. Le scénar de Stephen Desberg est en effet truffé de renversements de situations, de coups durs, de traîtrises mais aussi de découvertes fabuleuses, de secrets percés et des mystères de l’Orient. Les méchants sont vraiment affreux. Sans foi ni loi, sans aucune once d’humanité. Face à eux, Scorpion, Hussard et la belle Mejaï sont des souffles de liberté dans une société corsetée de certitudes. Les dialogues sont aux petits oignons et les dessins d'Enrico Marini lumineux. Les personnages très expressifs, toujours en mouvement, les décors sont somptueux et parfaitement intégrés dans le récit. Bref, tout cadre. Et, surtout, le récit explose tout autant que les couleurs flamboyantes. Le mariage des grands films de cape et d’épées des années 60 avec l’intrigue à la Dan Brown, ça donne le Scorpion. Une indéniable réussite, et un bonheur à retrouver dans ce premier tome de l'intégrale...