L'histoire :
Comme à chaque début de printemps, Taupe s’est lancé dans un grand nettoyage de son terrier. Agacé des éternuements provoqués par la poussière, il décide d’aller prendre un peu l’air. Et il fait bien, car dehors, le renouveau printanier est propice au délassement champêtre. Taupe finit par s’asseoir au bord d’une rivière, rêveur… Lorsque soudain, un Rat l’interpelle depuis le ponton de l’autre rive. Il se présente et lui propose d’emblée de l’emmener en barque, pour un pique-nique. Taupe accepte, presque étonne de son propre enthousiasme. Et il ne regrette pas ; la promenade s’avère bien plus agréable que son ménage. Tandis que les deux nouveaux amis se sustentent paisiblement sur une plage, Loutre surgit de l’eau… et se joint à leur conversation. Derrière un taillis, ils aperçoivent Blaireau… peu sociable, car il tourne déjà les talons en maugréant. Puis plus loin sur l’onde, ils aperçoivent crapaud, dont la dernière lubie est l’aviron… mais il n’a guère l’air doué. Loutre le rejoint pour l’aider, tandis que Rat et Taupe remballent leurs affaires…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Le vent dans les saules est à l’origine un classique de la littérature pour enfant, publié en 1908 par Kenneth Grahame. Il s’agit d’une « fantasy animalière » (comme la grosse majorité des œuvres ultérieures de Disney) animée par des petits héros zoomorphiques tout mignons et tout tendres, qui font la part belle à la poésie de la nature, au rythme des saisons. Le premier tome de l’adaptation signée Michel Plessix regroupe les 3 premiers chapitres. Où l’ont fait connaissance avec le duo Rat et Taupe lors d’une promenade en barque et d’un pique-nique ; puis avec Crapaud qui s’entiche de lubies telles que la barque ou l’automobile ; puis Taupe se fait une frayeur automnale dans le bois sauvage. Ne cherchez pas d’autre intrigue tarabiscotée : tout ici n’est qu’une ode à la lenteur du temps qui passe, à la nature qui se renouvelle, à l’harmonie de la campagne sauvage… Une véritable promenade bucolique, un dimanche de sieste, la plupart du temps accompagnée d’une voix off délicate et lyrique. L’immense atout de la série provient bien entendu de son dessin, sincèrement époustouflant. Les paysages sont envoûtants et harmonieux, les personnages attachants et truculents, sans la moindre malice, les couleurs contrastées… De nombreuses cases larges, équilibrées et néanmoins truffées de détails et de clins d’œil, participent d’un véritable appel à la flânerie champêtre. Vivement dimanche !