L'histoire :
Jamais le zoo n’avait connu de problème d’approvisionnement en bois… jusqu’à aujourd’hui. Les stocks sont désormais vides : impossible d’entretenir les enclos ou de fabriquer les objets-souvenirs. Décidés à comprendre ce qui se trame, Frigiel, Fluffy et Alice prennent la route du village d’Endless, là où tout semble avoir commencé. Mais très vite, le chemin leur paraît étrange, trop étroit pour une charrette, bordé d’arbres aux formes inquiétantes. Et quand la nuit tombe anormalement vite, le malaise grandit. À Endless, presque personne n’ose sortir. Les rares habitants croisés semblent perdus, comme si leur mémoire s’effritait. Peu à peu, les héros découvrent que la forêt elle-même se rapproche et que la magie perd son efficacité dans cette obscurité grandissante. Il leur faudra faire preuve de ruse, d’esprit et de courage pour dénouer le mystère et ramener enfin un peu de lumière sur Endless.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Lire une aventure de Frigiel et Fluffy, c’est toujours un peu partir à l’aveugle. On ne sait jamais vraiment ce qui nous attend. Dans ce nouvel épisode, Jean-Christophe Derrien et l’influenceur Frigiel inventent une intrigue originale et dérangeante, tout de même. Pourquoi faut-il toujours plus de bois ? Pourquoi couper encore plus d’arbres ? Derrière le besoin d’entretenir le zoo et de fabriquer des souvenirs, on retrouve la logique du profit à tout prix. Déjà, dans le tome précédent, l’idée d’arracher des animaux à leur milieu naturel pour distraire le public laissait songeur. Ici encore, la question de la déforestation passe à la trappe. La magie, capable de transformer les habitants en arbres, ouvre pourtant des interrogations. Dommage qu’on n’en sache pas davantage sur les causes et les responsables de ce phénomène. Sans doute un indice pour la prochaine aventure et son futur grand méchant. Au final, tout revient à la normale, sans réelle morale tirée de l’histoire. En revanche, le dessin d’Arianna Sabella se distingue en étant plus fluide, plus affirmé. Il donne aux personnages un air plus adulte tout en préservant l’esthétique cubique propre à l’univers.