L'histoire :
Cilia se remet difficilement de son empoisonnement par les vapeurs toxiques laissées par les sauvages Kidriks, après leur passage incendiaire à Tolden. Soutenue par Ossian, elle apprend, outre la destruction de son village, la mort de sa mère, qui s’est sacrifiée afin de laisser un espoir de guérison aux enfants intoxiqués. Marlysa est, quant à elle, toujours prisonnière des féroces et sanguinaires barbares, qui ne lui laissent guère d’espoir sur le secours éventuel de ses amis. Retenue dans une cage sur un bateau kidrik, elle ne doit sa libération qu’à l’intervention surprise de mystérieux guerriers. Ce sont des Bolyots, un peuple de chasseurs, pêcheurs et ferronniers, qui se révèlent être les alliés de circonstance de Tatrin. Celui-ci a beaucoup changé, en 5 cycles. Il s’ensuit une explication entre Marlysa et Tatrin, ce denier souhaitant entendre les explications de la belle guerrière masquée sur son départ subit, alors que sa quête personnelle, à laquelle tous ses amis ont adhéré, aboutissait sur une victoire. Après une nuit agitée par les sentiments, Marlysa retrouve Tatrin, qui s’aperçoit que sa libération trop facile n’était qu’un leurre. Le piège des kidriks se referment sur eux…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Deuxième opus du cycle du secret, ce dixième tome (déjà) des aventures de la belle guerrière masquée marque ses retrouvailles avec ses anciens amis, tous réunis pour l’occasion. Plus sombre que les précédents, cet album se distingue bien évidemment par la révélation finale du secret, qui aboutit cependant à une foultitude d’autres questions, connexes et parallèles. Le récit entretient un sentiment mitigé, entre l’aboutissement d’une question longuement et savamment entretenue et un scénario devenu par trop complexe et nébuleux. L’histoire, au fil des tomes, a perdu en fraîcheur et en clarté, mais Jean-Charles Gaudin est passé maître dans l’art de maintenir un suspens et l’intérêt d’une série. Et l’exercice est une nouvelle fois réussi malgré une qualité d’ensemble n’arrivant pas à égaler celle d’origine. Graphiquement, le travail est toujours aussi propre et soigné, dénotant un professionnalisme maintes fois éprouvé. Ce cycle demeure meilleur que le précédent, Le Waltras, son récit s’inscrivant dans l’histoire de l’héroïne. La fin de cet opus appelle donc d’autres réponses, et ainsi une suite que les fans ne manqueront pas de saluer à sa sortie.