L'histoire :
Avant que le monde ne bascule dans l'horreur pure, Washington avait assisté à l'Université de Princeton, avec Amy, sa petite amie, et Tommy, son meilleur pote, à une conférence donnée par un professeur controversée. Celui-ci prétendait qu'une espèce humaine de contaminés et de dégénérés avait existé autrefois.Si cela avait fait rire les trois étudiants, le fait d'avoir aujourd'hui une planète remplie d'infectés à la croix change la donne. Quelques mois après, Washington a convaincu Warren et plusieurs types armés d'essayer de chercher une explication au drame en cours et peut être un remède. Pour cela, ils se rendent à Princeton, espérant trouver dans le bureau du professeur les documents qui leur donneraient quelques indices. Washington ne trouve la trace que d'un récit racontant la destinée d'individus 75000 ans plus tôt...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
La série des Terres Maudites de Crossed ne se distingue pas forcément par une grande régularité. En effet, le changement d'équipes artistiques à chaque saga n'aide pas à pérenniser des personnages. Après un tome assez moyen, la lecture de ce onzième volet nous comble grandement. Le britannique Kieron Gillen choisit de narrer une histoire se déroulant à deux époques très différentes : la première après la catastrophe où un groupe essaie de trouver un remède aux infectés tout en cherchant à connaître les origines du mal ; la seconde se passe 75000 ans avant notre ère et met en avant des peuplades subissant le joug d'une autre appelée les Sanglants et qui a des comportements extrêmes. Gillen réussit grandement là où on l'a si souvent vu faillir. Son récit contrebalance régulièrement entre chaque époque, permettant ainsi de faire progresser sa trame principale. La grande qualité de cet album est sans nul doute sa narration, immersive et bien pensée. On plonge dans l'horreur, espérant trouve rune explication logique. Si les scènes gores sont bien là, elles ne sont pas non plus le point majeur de ce récit qui préfère le fond à la forme. Aux dessins, nous retrouvons l'argentin Rafael Ortiz qui s'en sort globalement très bien, même si les dernières pages sont moins fignolées. Homo Tortor ravira les fans de Crossed, c'est certain.