L'histoire :
Il faut s’y habituer : Jim Gordon est descendu tout en bas de l’échelle de la police et il doit désormais être un simple agent de terrain. Espinoza a du mal à ne pas l’appeler commissaire. Alors qu’ils discutent, une immense forme plonge dans les airs et atterrit violemment sur un camion. Cela ressemblait à un crocodile gigantesque. Batman est déjà sur place dans la Tour d’Arkham. La docteure Zeller se justifie : pour elle, Killer Croc n’est plus le même et il est même inoffensif grâce à la thérapie de longue haleine et les soins qu’il possède. Batman est sceptique car pour lui, personne ne change jamais véritablement. Elle lui explique que, s’il est pâti aussi violemment, c’est que quelque chose lui a fait peur. En même temps, tout le monde a le droit à une seconde chance : le Chevalier Noir va le retrouver et le neutraliser en douceur avant que la police n’utilise la force. Au commissariat central, justement, Vandal Savage présente sa nouvelle équipe d’élite: l’unité T.U.C.O. Ces soldats sont prêts à neutraliser toute menace et ont carte blanche pour faire régner l’ordre…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
On l’avait appris avec une fausse gazette qui montrait les premières pages de la nouvelle série : Batman est de retour ! Ces derniers temps, le Chevalier Noir en avait vu des vertes et des pas mûres. Matt Fraction reprend un peu de ce passé tumultueux (notamment avec la perte d’Alfred) mais en remettant tout à plat et en simplifiant les choses. De sorte que ce démarrage est plutôt « sage » et classique avec ses débuts typiques du Batverse. On aime bien les petites touches de nouveauté qui apportent un côté cool à l’ensemble comme l’ajout de mini fiches techniques sur l’équipement de Batman. On découvre également le personnage du docteur Zeller. Pour le reste, ce n’est pas franchement hyper original : la police qui se radicalise, une troupe d’élite qui traque la chauve-souris, des gangs qui s’allient ensemble, un dangereux criminel qui prend la tête en cachette… Rien de révolutionnaire donc mais c’est bien amené et plaisant à lire. C’est surtout beau à regarder car le retour de Batman va de pair avec le retour de Jorge Jimenez. On ne se lasse pas des planches incroyables de l’artiste espagnol, à la fois pleines de détails et hyper lisibles. C’est d’une élégance sans nom et chaque passage est une claque visuelle. De quoi passer un beau moment si on aime le justicier de Gotham.