L'histoire :
Il est en pétard mais il sait qu’il n’a pas le choix : une parole est une parole. Mais franchement, libérer une femme et la ramener vivante qui plus est, c’est vraiment pas une mission pour le Mec Plus Ultra ! Pour couronner le tout, Vril Dox, cet imbécile du groupe L.E.G.I.O.N. lui rappelle à plusieurs reprises qu’il doit bien la ramener vivante. Il le prend pour un cinglé ou quoi ? Quand Lobo dit oui, il respecte son contrat. C’est vrai qu’il aimerait mieux atomiser tout le monde mais bon… En plus, cette femme est responsable d’une pitoyable biographie sur lui. Elle raconte en détails son enfance à Czarnia. Mais franchement, qui en a quelque chose foutre de ces conneries ? Les gratteurs de papier n’ont vraiment rien à faire de leur vie ! Il avait lu le début : « le serpent au paradis »! Et ça se croit intelligent en plus ? Elle raconte toutes les circonstances de sa naissance, la terreur de sa nounou devant le bébé diabolique qu’il était. Elle évoque également la répugnance que ressentait sa professeure des écoles, mystérieusement morte ensuite au napalm. Elle parle même du moment où il a écrit sa colère avec le sang de tous ses amis d’école. Elle est bien renseignée l’air de rien, pour une idiote scribouillarde !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Alors que Super Girl fait son apparition au cinéma le 1er juillet, un autre personnage apparaît également sur grand écran : Lobo. Cette sorte de mercenaire déjanté, version métal hyper violent, est apparu pour la première fois en 1983. Urban profite de l’occasion pour rééditer un titre en quatre numéros qui avait marqué les esprits en 1988. Ce petit fascicule est la porte d’entrée idéale pour comprendre à quel point Lobo est un doit tendu vers tout et tout le monde. Ce psychopathe anarchiste et imprévisible n’a aucune morale (à part le fait qu’il tient toujours parole) et aucun ami (à part ses dauphins). Pour le reste, c’est le chaos, la violence et le no limit. On a donc un récit totalement punk. underground et osé comme on n’en fait plus aujourd’hui. Keith Giffen met en scène une chasse à l’homme ultra vitaminée avec un duo improbable : un extra-terrestre violent et grossier et une institutrice revêche et élitiste ! Le tout se raconte dans un parcours semé de surprises et de moments… inattendus comme un spectacle d’opéra sanglant ou un test mortel d’orthographe ! Le What the fuck marche à plein régime et colle parfaitement à la peau rugueuse de Lobo avec des titres fleuris et complètement barrés comme : « Rapsodie en tronçonneuses ». Du grand n’importe quoi mais dont la folie furieuse est aussi contagieuse. Qui mieux que le truculent Simon Bisley pour dessiner ce space opera de l’horreur ? Dans un style hachuré ultra nerveux, le dessinateur provocateur ne se donne aucune limite pour magnifier un personnage qu’on va rapidement aimer détester.