L'histoire :
Enfant, Suzu ne parvient pas à s'intégrer avec les filles dont elle ne partage pas les envies de jouer à la poupée et de regarder les garçons. Aussi, elle en conclut qu'il n'y a aucune féminité en elle. Elle préfère se consacrer au sabre qu'elle apprend à manier dans le dojo tenu par son père. Un jour, alors qu'elle a 19 ans, l'instructeur-assistant de son père la demande en mariage. Il accepte Suzu en tant que guerrière. Suzu est perplexe, elle n'a jamais pensé à l'amour...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Les éditions Petit à petit inaugurent le label Kotodama avec un trio de mangas aux styles variés. Ici, on plonge dans l'époque Edo, où une femme en quête d'identité se pose des questions sur la féminité et l'art de manier le sabre. À travers son questionnement et ses rencontres, elle va apprendre à s'accepter et concilier ce qu'elle pense s'opposer à la société. Les portraits sont un peu exagérés mais permettent de livrer un message assez fort pour faire évoluer le personnage principal. Son récit est intéressant, ouvre des pistes de réflexion et dépeint également une société très patriarcale. Il est un peu dommage que la fin soit expéditive, certains changements manquent d'explications. Les dessins, qui ne flattent pas ces messieurs, immergent bien dans le décor. Enfin, l'ouvrage se termine sur un documentaire en couleurs pour en apprendre plus sur le contexte de l'histoire. Un récit à découvrir.