L'histoire :
Grâce à l'objet impossible, le couteau-suisse de Franck, le jeune homme et ses amis sont de retour sous la Préhistoire, dix ans après leur départ. L'objectif est simple : sauver ce qui n'ont pas pu l'être à l'époque : Kenza, Chipolata et Isaac. Ils ne sont cependant pas seuls, la créatrice de la société de voyage dans le temps « Timelapse », Wanda Zelewski, et son assistance sont également de la partie ! En usant de la machine mise au point par cette dernière, le groupe est arrivé mais avec quelques mois d'avance sur le jour J du sauvetage. Or, n'ayant pas envisagé de faire un si gros voyage vers le passé, Wanda leur apprend que la batterie de sa machine est déjà presque à plat. En gros, il ne leur reste qu'un saut dans le temps pour revenir chez eux. Ils n'ont donc pas d'autre choix que de vivre quelques mois à la Préhistoire au milieu des dinosaures et autres créatures sauvages... Toutefois, rapidement, Wanda et son assistante profitent d'un moment d'inattention du groupe pour filer à l'anglaise avec la machine et l'objet impossible ! Il faut rapidement les retrouver avant qu'elles ne décident de rentrer au XXIème siècle en les laissant sur place ! Un oiseau géant a cependant décidé de jouer les trouble-fêtes en capturant Franck...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Pour cette seconde et avant-dernière partie de la série, Franck est (enfin) de retour sous la Préhistoire pour sauver son amoureuse Kenza. Toutefois, ses amis et lui arrivent quelques mois en avance et vont donc devoir attendre patiemment le bon moment pour agir. Olivier Bocquet (scénario) et Brice Cossu (scénario et dessin) jouent donc avec nos nerfs dans ce nouvel album, en faisant tarder les retrouvailles entre Franck et Kenza. Cependant, le récit est nullement ennuyeux pour autant, tant il enchaîne humour et action, menés tambours battants. C'est l'occasion également de nous faire découvrir la vérité sur tous les moments où Franck et ses amis ont reçu de l'aide providentielle, voire mystérieuse, durant leurs mésaventures. On retrouve donc ce savant cocktail qui fait le succès de la série depuis ses débuts. Les dessins ultra expressifs et dynamiques, au croisement des influences BD franco-belge et mangas, y sont aussi pour beaucoup. Cossu continue de dérouler et d'offrir du très grand travail finalisé par les couleurs de Yoann Guillo. Attention toutefois : la conclusion de ce onzième album est extrêmement frustrante. Elle a toutefois le mérite de nous donner envie de sauter sur le prochain et ultime album dès sa sortie.