L'histoire :
Milla et son équipe s’approchent de la Terre. Ils dépassent dans l’atmosphère une sonde Atile toujours en service, qui était censée réguler le dérèglement climatique avant que la planète devienne définitivement inhabitable. Un paysage de désolation s’offre à eux, d’immenses villes qui s’écroulent, envahies par la végétation. Un signal électronique détecté sous les eaux conduit l’équipe à une plongée dans l’océan. À des années-lumière de là, Clarence entre en stase pour tenter de comprendre ce qui est arrivé à une nuée de nefs perdues dans l’espace, sous la supervision d’Olivia et Kendrick qui surveillent l’opération depuis leur vaisseau. Mais l’arrivée de drones de surveillance atiloïdes va perturber leur projet. Petra et Travis activent le portail qui pourrait leur permettre d’évacuer en urgence, et Clarence plonge dans un univers hybride ou des hommes armés de gourdins font face à des monstres. Sur Terre, une station sous-marine est découverte, avec déjà des traces de passage des écumeurs. Des formes de vie animale sont présentes à l’intérieur, des masses gluantes qui enserrent des squelettes. L’étrange situation de la structure et les restes de vie qui perdurent semblent indiquer un projet fou conçu par les Atils ou les écumeurs. Lors de leur retour devant les autorités de la confédération, une double opération sera décidée, qui va apporter de nouvelles révélations.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Colonisation se poursuit avec de plus en plus d’éclairages sur le projet initial des Atils lorsqu’ils ont sauvé l’espèce humaine menacée d’extinction. Les premières pages sont éclairantes sur le statut particulier des colons qui ont échappé au sérum atile, qui a rendu les terriens survivants dépendants de leurs sauveurs. Les cartes sont de plus en plus troubles, une vérité plus complexe se fait jour à mesure que Milla et les autres avancent dans leurs découvertes. On apprécie que désormais les épisodes soient devenus davantage qu’une succession de planètes colonisées à découvrir. La saga prend de la profondeur tout en gardant des dialogues légers qui font désormais sa patte (on se moque beaucoup de Ag’ et de son caractère imprévisible). L’action est toujours omniprésente, des attaques ont lieu souvent sans raison, juste pour le plaisir de les mettre en scène, de montrer le flegme des héros devant des monstres aux mâchoires démesurées, et donc de distraire le lecteur. Mais ça fonctionne bien, en cohérence. Tout en restant apparemment sans prétention, l’aventure est construite avec sérieux, le lecteur en prend plein les yeux grâce à deux auteurs qui travaillent en parfaite harmonie.