L'histoire :
Léonard fait irruption dans la chambre où un médecin prodigue des soins à Basile. Le pauvre disciple a le corps recouvert de bandages, comme une momie. Il a été brulé au 3° degré sur 90% de son corps. Pour Léonard, ce triste accident de travail ne sera plus qu’un mauvais souvenir dont ils riront d’ici quelques années. Le génie reconnait que sa friteuse XXL pour foires et restaurants de collectivité présentait quelques menus désagréments. Aussi il a inventé la friteuse sans huile ! Léonard contraint le médecin d’aller lui chercher quelques pommes de terre. Cette nouvelle invention fonctionne à l’air chaud. L’intérieur est composé d’une cuve spéciale qui permet à l’air chaud de tourbillonner à la vitesse de 700 km/h afin de créer une cuisson homogène. Elle donne des frites croustillantes, légères avec un goût inaltéré. Malheureusement la démonstration tourne une nouvelle fois au fiasco et Basile en paie les pots cassés.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Après 57 albums, soit 1146 gags – 2622 pages – 18355 cases selon Basile, on se demande bien ce que Léonard n’a pas encore inventé ! C’est sans compter sur l’imagination de ce génie et de ses auteurs aux esprit tout aussi farfelus. De son esprit un peu loufoque naîtra la machine à éplucher les oignons qui pleure, la trompette pour siamois, le piano pour manchot ou encore la machine à dépolluer les plages. Si certaines de ces inventions sont improbables, qui aurait pu imaginer qu’il est également à l’origine du défibrillateur, des correspondants de guerre, des ordres religieux et de leur bière d’abbaye. Evidemment, pour tester toutes ces inventions, son fidèle souffre-douleur est à nouveau mis à contribution. Si les chutes des gags sont loin de déclencher l’hilarité, les lecteurs seront amusés par certains jeux de mots ou références à notre monde actuel. En effet, Zidrou s’inspire de notre quotidien et des préoccupations de notre société en s’emparant de sujet comme l’IA, le féminisme ou encore l’écologie, pour élaborer quelques courtes histoires humoristiques. Même si Basile laisse souvent des plumes dans chaque histoire, l'humour bon enfant est divertissant. Au dessin, l’infatigable Turk reste fidèle à son dessin gros nez toujours efficace pour ce registre de BD.