L'histoire :
Fils du roi du royaume d'Otakia, Sundiaka a tout pour être heureux. Aimé par ses parents, apprécié par le peuple qu'il est destiné à gouverner et fort d'une bande d'amis précieux, le jeune nain s'embête malgré tout à faire d'un des autres enfants son souffre-douleur récurrent. Handicapé d'une jambe, Ota énerve mystérieusement le jeune prince qui ne cesse de cogner dessus ! Un jour, Ota propose à son bourreau de régler cette tension au cours d'un combat où ils seront à armes égales, c'est à dire avec chacun une seule jambe utilisable. Arrogant, Sundiaka accepte le duel. Avec un témoin chacun à leur côté, ils se rendent à l'écart du village, dans le cercle de pierre se trouvant en haut de la montagne. Rapidement, Sundiaka découvre qu'il est bien inférieur à Ota lorsqu'il s'agit de combattre avec une béquille et une seule jambe. Perdant son sang froid, le prince libère sa jambe entravé et met une peignée à son adversaire qui finit par s'écraser au bas de la montagne ! Suite à cet événement, la mère d'Ota signe un pacte de sang avec un sorcier afin que Sundiaka soit frappé de cécité. Mais ce n'est pas tout. Suite à ce malheur qui le frappe, le roi d'Otakia bannit son propre fils, estimant qu'il est désormais maudit et donc un danger pour le peuple...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Pour rappel, Terres d'Ogon s'inscrit dans l'univers du Monde d'Aquilon et se présente comme un continent voisin des Terres d'Arran (Elfes, Nains, Mages...). Alors qu'Arran s'inspire de l'Europe, Ogon tient son inspiration des légendes et mythes du continent africain. Signé par le créateur de ce vaste univers d'heroic-fantasy, Jean-Luc Istin, ce 9e tome propose une aventure en deux parties mettant en scène un nain banni de son peuple alors qu'il n'est qu'un enfant, qui plus est maudit et frappé de cécité. Dans cette première partie, l'auteur expose les événements qui vont l'amener à se retrouver seul pour survivre. En effet, Sundiaka semble posséder une rage intérieure rappelant le peuple des elfes noirs. Or il canalise toute son agressivité sur un garçon de son âge qui y perd la vie. La suite nous montre dès lors comment ce gamin survit et apprend à vivre avec l'acte terrible qu'il a commis. En ce sens, cette première partie est très plaisante à suivre et change clairement des récits habituels. Pour mettre en images ce nouveau récit, Istin a convoqué Marco Itri. Habitué à l'univers d'Aquilon, l'artiste italien montre une vraie aisance dans la mise en scène des personnages, des scènes d'action mais également des décors. L'ensemble est colorisé par l'incontournable Oliver Héban. Nul doute qu'on sera au rendez-vous de la seconde et dernière partie.