L'histoire :
Sur la place du marché, trois enfants sont en train de regarder les différentes variétés de chenilles. Deux d’entre eux trouvent que l’apparence de ces insectes est repoussante. L’autre leur explique alors qu’il faut apprendre à les connaître pour les apprécier. En ce sens, il commence à leur révéler les différentes variétés. Il y a tout d’abord le bombyx de la ronce, surnommé « l’anneau du diable » car elle s’enroule dès qu’on la touche. Il y a ensuite la chenille du bombyx hercule qui deviendra le plus grand papillon de nuit du monde. Il y a celle qui a des tâches faisant penser à des yeux, celle qui imite le serpent, les variétés urticantes, celle qui prend une forme la faisant passer pour une crotte d’oiseau… Ses amis sont bluffés devant ses explications et les nombreuses différences entre ces petites bêbêtes. Mais ce qui les effraie le plus, c’est la chenille que vient de démarrer le club du troisième âge ! Pendant ce temps, dans le monde des paresseux, de nombreux organismes se servent de la chenille comme véhicule de luxe. On trouve ainsi sur son dos une grande famille de mites, des champignons, des bactéries ou encore des algues. Tous semblent vivre en parfaite harmonie et ne regrettent qu’une chose : la lenteur de déplacement de leur véhicule...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
On ne change pas une équipe et une formule qui gagnent. Cosby (dessins), François Vodarzac et Christophe Cazenove (scénario), Alexandre Amouriq et Mirabelle (couleurs) reviennent pour un septième album consacré aux Insectes. Pour rappel, sur un principe de gags en une ou deux pages, cette série présente de véritables informations entomologiques sous un prisme didactique. On découvre ainsi cette fois les nombreuses variétés de chenilles. On apprend notamment que les papillons ont des oreilles à la base de leur ailes leur permettant d’entendre les fréquences de vol des oiseaux, que les fourmilles « sauteuses indiennes » se battent jusqu’à 40 jours après la mort de la reine pour savoir laquelle lui succèdera, que des chercheurs ont donné des noms de super-héros à des variétés de mouches comme « la mouche de Deadpool » ou « la mouche de Black Widow,… Bref c’est une nouvelle fois passionnant. Qu’on soit petit ou grand, on apprend des tas de choses, sans redondance. Les dessins ultra expressifs de Cosby fonctionnent toujours aussi bien et renforcent le côté divertissant de la série. Les couleurs pleines de peps du duo de coloristes finalisent le tout avec la même efficacité. Enfin comme pour chaque tome, l’album se termine par un dossier pédagogique de six pages. Ici, on parle notamment de la manière dont les insectes peuvent inspirer la science et la recherche…