parution 04 septembre 2020  éditeur Dupuis  Public ado / adulte  Thème Mondes décalés, Anticipation, Western

Jeremiah T38

Tu piges ?

Jeremiah et Kurdy deviennent les protecteurs d’une punkette traquée par ses frères. Un long règlement de comptes s’instaure dans la brume. Un scénario prétexte à instaurer une tension dans une ambiance crasseuse au lavis.


 Jeremiah T38 : Tu piges ? (0), bd chez Dupuis de Hermann
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Dupuis édition 2020

L'histoire :

Kurdy et Jeremiah attendent le bus à un arrêt paumé dans une steppe aride. Quand celui-ci arrive, deux types à cheval flinguent un gars qui en descend, Palomino. Palomino était le mec de leur petite sœur, Jenny, une punkette aux cheveux verts, qui pleure désormais au-dessus d’un cadavre. Ils veulent qu’elle rentre à la maison et, en prime, qu’elle leur dise enfin où elle a foutu les émeraudes. Elle les envoie royalement se faire foutre et annonce qu’elle est désormais sous la protection de Kurdy et Jeremiah, qu’elle vient juste de voir pour la première fois. Etant donné que Kurdy et Jeremiah ne sont pas du genre à abandonner une jeune femme en détresse, surtout si elle a un caractère de chiotte, ils adoptent la posture des mecs qui sont d’accord avec cette idée. Les deux frangins se dégonflent et laissent repartir le bus avec, à son bord, Jenny, Kurdy et Jeremiah. Les présentations sont sommaires, mais la punkette n’en a cure : elle est heureuse d’avoir gagné un nouveau répit. Jeremiah et Kurdy s’en allaient rendre visite à la tante Martha. Les voilà donc baby-sitters d’une punkette qui n’a pas fini de les faire tourner en bourrique…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Ce 38ème tome de Jeremiah ressemble furieusement à tous les précédents. Il en est même une sorte de synthèse, qui ne transcende malheureusement pas la série, mais fait plutôt tourner le fan en rond. En effet, notre duo de cow-boys héros post-apocalyptiques plonge tout droit et sans hésiter dans des problèmes dont ils sont pourtant initialement étrangers. Ces problèmes ont un prénom : Jenny, une punkette voleuse, affabulatrice et hâbleuse, mais bien roulée. Bref, le type de femme idéale pour Kurdy. Elle fuit officiellement ses frères et elle est détentrice d’un butin d’émeraudes, potentiellement chimérique – nous ne le saurons jamais. Toujours est-il que cette équation est mise en place dans les 10 premières pages, mais que la suite du scénario enferme tout le monde dans un bidonville-dépotoir malfamé et terriblement embrumé. Cette ambiance sordide est un must de la série, mais qui sert cette fois à délayer gravement le fond des débats. Elle offre à Hermann de pouvoir jouer de sa science du lavis, en se focalisant sur les personnages, sans autre décor que les volutes de brume sur débris non-identifiés. Elle instaure une tension générée par des ennemis invisibles, et tout le monde s’attend, se tend des pièges, se balance des vannes misanthropiques à foison – là aussi, un passage obligé chez Hermann. Tout se termine, comme de bien entendu, en queue de poisson. Au final, on n’est pas bien certain d’avoir compris autre chose que la mythomanie insupportable de la punkette. Une fois de plus dans Jeremiah, l’humanité fait du sur-place dans les bas-fonds de sa décrépitude.

voir la fiche officielle ISBN 9791034747818