parution 19 août 2020  éditeur Delcourt  collection Contrebande
 Public ado / adulte  Thème Fantastique - Etrange, Aventure - Action, Esotérique, Horreur Super-héros

Spawn Renaissance T7

Pour le Hellspawn, la vengeance est un plat qui se mange à la température des cadavres qu'il laisse derrière lui, alors qu'il s'entoure de créatures qu'il contrôle. Un tome aux nombreux rebondissements, marqué par ses graphismes... monstrueux !


 Spawn Renaissance T7, comics chez Delcourt de McFarlane, Kudranski, Alexander, Haberlin, FCO Plascencia, Loughridge, Mattina
  • Notre note Blue Star Blue Star Blue Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Blue Star Blue Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Blue Star Blue Star Blue Star Blue Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Delcourt édition 2020

L'histoire :

Spawn a acquis toutes les preuves pour pouvoir se forger la certitude que les forces du Mal sont désormais aux commandes des plus hautes sphères du pouvoir politique. Mais la seule chose qui compte, c'est venger la mort de son grand amour, Wanda. Il choisit une stratégie autre que l'affrontement direct, en kidnappant en public une personnalité et en se laissant par la suite emprisonner. La stratégie du Cheval de Troie, doublée de celle visant à déstabiliser ses ennemis en étant suivi par les médias. Pour se faire, il s'échappe du bunker dans lequel on l'a torturé, non sans avoir perpétré au préalable un véritable carnage. Puis il se rend, discréditant totalement les forces de l'ordre et autorités publiques. Le scandale éclabousse le Pentagone et la Maison Blanche. Sur les chaines de télé, les images tournent en boucle : qui est ce monstre au visage putréfié, portant une cape, qui tue, s'évade et se rend, comme si tout cela dépendait de son bon vouloir ? En prison, il marque facilement son autorité en mettant en pièces un chef de bande qui régnait jusque-là en caïd. Puis il décide de remettre en service Overt-Kill, un hybride mi-homme, mi robot, créé pour le détruire il y a plusieurs années et qu'il avait alors anéanti. Ses vestiges conservées par les services secrets pourraient désormais lui être utiles...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

On le sait, Spawn, c'est une série fantastique (au sens propre comme au figuré) et c'est également un soap. Pour rappel, la série a franchi le cap des 300 numéros aux US, ce qui est une première pour un comics qui échappe aux Big 2. Ce volume contient les #288 à #294 et il recèle de nombreux éléments particulièrement riches pour qui aime le rejeton de McFarlane. En effet, le canadien a introduit une nouvelle donne dans le conflit qui oppose depuis le début de la série les forces célestes à celles de l'Enfer : les passages qui permettent aux anges et démons d'accéder à la Terre sont fermés, si bien que toutes les créatures surnaturelles sont désormais prisonnières. Et le Spawn compte bien les dégommer, toutes autant qu'elles sont ! Pour cela, le patron d'Image Comics entoure son antihéros d'ex ennemis, placés désormais sous le contrôle de son inquiétant personnage. C'est ainsi qu'on retrouve Cy-Gor, Overt Kill et le Streum, qui contribuent au carnage ! D'autre part, des révélations sur les origines des Spawn émergent de ce tome, au point où la nature vampirique du rejeton des Enfers devient une hypothèse ! La mort rôde ainsi en permanence, mais ce n'est pas pour autant qu'il y a un seul temps mort ! Côté graphisme, on atteint des sommets. Il y a fort à parier que Todd McFarlane a souhaité renouer avec la noirceur, la puissance et les influences picturales qu'Ashley Wood avait amenées de son temps. Ainsi, Jason Shaw Alexander et Szymon Kudranski se lâchent, dans une sorte d'hommage permanent à la peinture. Ce n'est donc en rien un hasard si l’américain est peintre de formation et que ses compositions renvoient à la noirceur d'un Goya, en brassant des influences qui tirent parfois tant vers le Romantisme que vers l’Impressionnisme d'un William Turner. Quant au polonais, lui se revendique du Caravage, ce qu'on retrouve dans son jeu constant d'ombre et de lumière, alors qu'il nous gratifie également de quelques passages dont le dessin évoque carrément De Vinci. Voilà, pour résumer, qu'on adhère ou pas à l'histoire, la proposition graphique de cet arc place la série, pour son originalité et sa qualité, largement au dessus de tout ce qui se fait actuellement en matière de fantastique, et plus généralement de comics au long cours. Épique, fascinant et monstrueux, Spawn atteint un firmament !

voir la fiche officielle ISBN 9782413037316