L'histoire :
Au sommaire de ce numéro (kiosque) :
- Amazing Spider-Man (vol 1) #124 à #129 et Amazing Spider-Man Annual 11 : Voici dix jours que Gwen Stacy et Norman Osborn sont morts, et Spidey ne s'en est toujours pas remis. La une du Herald titre : «Spider-Man, tueur ou victime ?», alors que le Bugle, comme toujours, met en cause le Tisseur en affirmant : «Spider-Man a abattu un homme d'affaires». Excédé par les éditoriaux de JJ Jameson, c'est un Monte-en-l'Air très remonté qui va lui rendre visite à son bureau. Il ne pouvait pas savoir qu'au moment même où il surgirait de la fenêtre, il assisterait à une scène surréaliste : le directeur du journal est en train d'être attaqué par un Loup-Garou ! Une créature qu'on appelle Man-Wolf !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Contrairement à ce qu'on pourrait penser au regard de cette belle couverture à fond jaune, ce numéro est loin d'être principalement consacré au duel Spider-Man/Punisher. Il faudra en effet attendre le dernier chapitre (si on excepte l'annual concluant le magazine) pour suivre les premiers pas de Frank Castle. Ceci dit, pour qui aime les épisodes des '70s, cette brassée-là, qui date de 1973 et 1974, est plutôt sympathique. Comme bien souvent, on verse dans le soap mélodramatique entrecoupé d'action. Peter Parker frise la dépression, car il vient de perdre Gwen Stacy et le Tisseur est accusé de la mort du Bouffon Vert. Dans le même temps, Harry Osborn, le fils du vilain, tombe dans la paranoïa haineuse qui l'amènera à prendre la sinistre relève de son père. Côté anecdotes, on croisera Johnny Storm, alias La Torche, qui va donner un coup de main à l'entoileur pour mettre au point la fameuse (et ridicule) Spider mobile !!! Pour récapituler, l'Homme Araignée va tout de même se castagner avec Man Wolf, qui n'est autre que John Jameson, le fils de JJ, devenu lycanthrope à cause des radiations d'une roche lunaire. Puis on assistera au retour, là aussi assez ridicule, du Kangourou, un vilain de seconde zone. Ensuite c'est le Vautour, ou plus exactement un prof' de fac ayant usurpé son identité, qui va donner du fil à retordre à notre héros. Enfin, le Punisher, trusté par le méchant Chacal, essaiera de rayer Spidey de la carte. Globalement, c'est un peu n'importe quoi, mais c'est aussi la marque de fabrique de la série ! Gerry Conway enchaîne donc les récits loufoques, dans la droite lignée d'un Stan Lee. Heureusement, les dessins de Gil Kane et Ross Andru restent un must have. Enfin, on verra J.Romita Sr à l'oeuvre dans l'annual. Il se charge du dessin, après avoir longtemps encré les deux dessinateurs légendaires cités auparavant. Amis des épisodes rétro de Spider-Man, à vos kiosques !