L'histoire :
Quand ils étaient jeunes, leur morale était plus fluctuante. La preuve : ils se retrouvent devant ce gangster de Langtry avec un paquet d’emmerdes en guise d’ardoise. Il va falloir payer l’addition mais ce que propose le boss ne plait pas à Jesse Custer. Voler des chevaux pour un Texan, c’est impossible ! Il n’a pas peur de refuser, soutenu par sa compagne Tulip et son amie Amy. Mais laissez-moi vous raconter comment le trio s’est retrouvé avec une dette mortelle. Le plan était simple : voler un camion dette transport qui possédait plein de voitures de luxe. Montant de la récompense : 1 million de dollars ! Le plan ne se passe pas comme prévu puisque les fils s’emmêlent. Mais ce n’est pas la première fois que Custer doit faire face à ce genre de problème. Tulip utilise le coup de « je montre mes seins à ces gros porcs » et Custer fait le reste : demi-tour au frein à main et accident garanti ! Finalement, ils parviennent à s’enfuir et Tulip a une façon très spéciale de récompenser son mec. Ça tombe bien, elle est déjà presque nue. Le problème, c’est ce qu’il se passe dans le même temps dans le camion. Amy le conduit sans aucun souci mais ils ne savaient pas que le quatrième larron allait poser problème…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Il est parfois difficile de quitter une série à laquelle on tient et de dire adieu à ses personnages qui ont été comme une famille pour nous. C’est cette sensation désagréable que vous risquez de vivre quand vous finirez le dernier tome de cette réédition de Preacher. Quelle torture en effet que de finir le chef d’œuvre absolu de la carrière de Garth Ennis ! Ne plus revoir le Révérend Jesse Custer qui prend une autre dimension avec ce final poignant. Dire au revoir au caractère bien trempé, mêlé à une sensibilité romantique, de Tulip. Ne plus assister aux mésaventures rocambolesques de Cassidy. Lire les derniers instants de l’archipère qui n’a pas fini de perdre une partie de lui dans la quête du Graal. Contempler les dessins si précis et si fins de Steve Dillon tout en étant si irrévérencieux et novateurs. Le plus dur restera de fermer le livre et de ne plus pouvoir savourer l’écriture magique de Ennis, faite à la fois d’imagination folle, de passages drôles, de moments profondément humains et d’un style où la littérature la plus belle côtoie les mots les plus crasses. Et ce n’est pas la fin pleine de tristesse et de nostalgie- comme s’il s’agissait d’un testament- qui pourra nous consoler. Cependant, avec un peu de recul, on bénit le ciel et ce satané Seigneur d’avoir un jour permis à ces auteurs de créer une telle œuvre. La série s’achève comme l’histoire de Fort Alamo : une fin forcément amère et triste mais une fin qui donne naissance à un véritable mythe…