L'histoire :
Guilhem a réussi à sauver Nita et à s'enfuir du monastère des Inquisiteurs. Il prend maintenant la route avec la jeune femme, mais aussi en compagnie d’Arnaut, son frère, ainsi que du cavalier noir. Cependant, les religieux ne comptent pas laisser les choses en l’état et ils se mettent donc à les traquer. Leurs traces les amènent aux abords d’une petite forêt où ils distinguent un feu de camp. Ils se jettent sur eux et les tuent… mais se rendent compte après coup qu'il ne s'agit pas de Guilherm et de ses compagnons, mais de simples voyageurs portant leurs vêtements. Une flèche est soudainement tirée, atteignant l'Inquisiteur en chef. De leur côté, nos amis se reposent dans une petite maison éloignée du village. Nita, Arnaut et Guilhem discutent et reviennent sur les événements du passé, notamment le fait que Nita aimait Guilhem en secret. Le cavalier noir approchant, ils reprennent la route. L’homme masqué leur raconte alors son histoire. Il fut brûlé vif par les Inquisiteurs et alors que le feu rongeait ses chairs, le bûcher devait s’effondrer dans la rivière à côté, sauvant ainsi le pauvre homme…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Pierre Makyo est en super forme, cette année, à en croire les nombreuses séries de qualité portant sa signature : La porte au ciel, Exauce nous et le présent Je suis cathare, qui nous avait impressionnés avec un premier tome incroyablement maîtrisé. La première confirmation concerne les dessins d’Alessandro Calore, toujours aussi précis niveau détail, à tous niveaux. Chaque personnage bénéficie d’un soin étonnant et les décors sont assez impressionnants. Le dessinateur transalpin passe aisément d’une forêt à un château fort, voire même à des séquences oniriques. Il faut dire que le scénario, en forme de road-movie moyenâgeux, multiplie les changements de lieux, à une vitesse hallucinante. Accrochés par des rebondissements toujours aussi bien trouvés, on ne s’ennuie pas une seule seconde à la lecture de ce second volet où les révélations sont d’importances. On découvre notamment qui est réellement le cavalier noir, mais surtout Guilhem retrouve sa mémoire. Avec de tels événements, le récit ne peut donc qu’être passionnant ! L’aspect historique est toujours aussi documenté, mais les auteurs n’insistent pas trop sur cet aspect en nous plongeant dans une fresque véritablement intrigante. Une suite de qualité.